mercredi 21 janvier 2015

Tout beau, tout propre !

Toi, oui toi, petit lecteur, viens découvrir la suite en cliquant juste ici :

https://lesimplepoint.wordpress.com/


Pour toi et toi seul ( j'te vois derrière, c'est pas pour toi, trouve toi un ordi, ou un tablette, ou un truc pour lire ma leçon mais ailleurs :) ! )

dimanche 18 janvier 2015

Lecon n°14 : Faire les soldes

Moi, Mary, haineuse des magasins, je me lançais dans une fine affaire : les soldes. Seule, bravant les rayons, affrontant les prix, j'allais dévaliser les allées et remplumer mon armoire vide. Je n'avais pas peur et tentais même les magasins un samedi. Quitte à être un soldat, autant l'être dans une guerre qui en vaille le coup. Les magasins m'horripilaient. Vraiment. Ces gens passionnés de chaussures, ces femmes s'arrachant les vêtements en main, ces enfants hurlant dans leurs poussettes trop petites, ces maris devant les cabines d'essayage. Un puits de cliché, une mine de stéréotype. Mais aujourd'hui je n'avais pas le choix, comme disait ma mère, j'étais "fagotée comme une merde". D'après elle, rien n'allait. Mon jean troué à l'entre jambes, mes chaussures aux talons déglingués, mes écharpes à la laine peluchée. Ce n'était pas nouveau : la mode ne m’intéressait et je n'y prêtais aucune attention.


Mais il y avait une chose que j'aimais : les ruelles blindées de magasin. Pour moi, c'était comme un grand spectacle, un miroir de la société, un reflet du monde. Tout s'y entremêlait. Autour de moi, je voyais cette beauté fatale aux jambes élancées à la recherche d'une énième sac, ce petit monsieur chapeau sur la tête et sourire aux lèvres, cette femme d'affaire aux mains envahies d'achats, et ce SDF dépassé par un tel engouement. Tout allait si vite dans cet univers coupé du monde. Et ça courait, d'un sens à un autre, pour obtenir le meilleur prix ou la plus belle paire de boucle d'oreille. Horripilant je vous ai dis.

Pourtant, à ma grande surprise, à l'instant où je plaçai mon premier pied dans ce magasin au nom qui m'échappe, je devenais à mon tour une hyène assoiffée d'escarpin, un lucky lucke de la ballerine, prête à abattre quiconque se mettrait en travers de mes nouvelles trouvailles et moi. Comme un agent secret, je voguais de cintres en cintres, aveuglée par la lumière blanche et n'entendant que la musique trop forte de la boutique. Je bousculais les femmes, les hommes, les enfants, les nains, les obèses, les anorexiques, les grands, les petits. Je n'avais plus d’âme, j'étais possédée par le démon de l'achat. Moi, si pure, luttant contre la société de consommation, j'étais atteinte à mon tour par le virus de la dépense.


 J'attrapais tout sur mon passage. Et là, j’aperçus au loin mon bijou, celui qui allait faire de moi une femme comblée, celui qui remplacerait tous les phallus du monde. Posé sur son siège royal, trônant au milieu de l'enseigne, je voyais le sac de mes rêves même si habituellement, je ne rêve jamais de sac. De sa anse en cuir marron foncé à sa fermeture dorée, il était parfait. Sur le coté, une poche de la taille de mon poignée offrirait à mon portable une assise parfaite. A l’intérieur, une doublure en tissu soyeux donnait au trésor une pointe de classe en lui laissant son caractère baroudeur. Ce sac m’appelait, hurlait mon prénom et me suppliait de l'attraper. Comme une fusée, je poussai la petite brune qui bouchait le passage, et trottinait dignement jusqu'à ma destinée. Avant même eu-je le temps de me jeter sur mon précieux, qu'une décolorée l'attrapa sans même un mot d'excuse. Impossible de lui courir après, elle avait fui à toute vitesse et m'avait laissée, affalée sur le sol, le cœur en morceaux.

Mais héroïquement, j'entendis résonner dans mes tympans, l'écho de l'espoir : "Bonjour Madame, puis-je vous aider ?". J'étais désemparée, à tel point qu'à la vue de ce beau métisse, mon vagin ne réagit même pas. Lui qui habituellement aurait déjà dégainé le numéro de téléphone, n'était à ce moment qu'un tunnel ramolli sans ambition. Je n’entendais que mon âme en deuil et ne pouvait que conter l'histoire d'amour fabuleuse et furtive de ce sac et moi. Mais la tablette de caramel devant moi n'avait pas dis son dernier mot, et, comme un souffle de bonheur, il s'absenta quelques secondes. Victorieux, illuminé par les néons, il avança, en slow motion, sac à la main, sourire aux lèvres, et, sans me laisser la chance de le remercier, il déposa l'objet dans mes bras, me souhaitant une bonne fin de journée.

 Je restais quelques instant assise sur le podium de présentation, admirant le petit cul de mon sauveur s'éloigner, à la recherche d'autres âmes à secourir. Et, comme un élan de lucidité, Mary et son utérus cœur revinrent au galop. Tout prenait de son sens et le sac n'avait plus aucune importance. J'insultai de nouveau la consommation ostentatoire, citais quelques vers de Thorstein Veblen et hurlais éloge à mes pantalons troués. Je jetai le sac, couru après l'homme à la peau dorée et, ne me laissant aucune chance d'hésiter, je l'abordai et lui lâchai : "Désolée, j'ai oublié de vous remercier, mais, on se connait non ?". Oui, en 2015, je vous avais prévenu, je prends ma vie en main et pas des sacs débiles.


mercredi 14 janvier 2015

Lecon n°13 : Perdre son hymen de soie

Ce matin là, j'avais une tonne de chose de prévue: un article à écrire sur les sex-toys en vogue, les lettres de remerciements à envoyer aux acteurs ayant répondu à notre interview et me faire inviter par Thomas au café. Journée chargée. Je démarrai donc au chapeau de roue, frottant mes yeux mi-clos et me servant un thé pour réveiller mon corps embrumé. Je rapprochai le clavier, commençai mes recherches sur Google et fut interrompue par Gertrude qui entrait dans le bureau, en furie. "Je ne suis plus vierge" me cria-t-elle, s'importunant peu du stagiaire qui était dans le même bureau que nous. Je relevai immédiatement la tête de mon écran, surprise d'entendre de telles absurdités. Gertrude n'était plus vierge depuis un moment. Malgré son physique peu attrayant, elle avait aisément trouvé, lors d'une soirée étudiante, quelques années auparavant, un étalon prêt à kidnapper son bijou.

Mais rien n'y faisait, elle s'obstinait à hurler la perte de sa virginité à qui voulait l'entendre. Elle se jeta dans son fauteuil que je cru détruit sous le poids de l'impact, éjecta son sac à main par dessus le bureau et commença à me conter cette longue histoire. Elle me parla d'une rencontre lors de la soirée du nouvel an, un jeune homme étudiant en 5eme année de droit, qu'elle ne quitta plus dès qu'ils échangèrent leur premier regard. Il n'essaya ni de coucher avec elle, ni même de l'embrasser. Il n'en avait sans doute pas envie. Un gentleman.  Puis, elle continuait, me détaillant les soirées qui ont suivies. Le premier bisou, le premier fou rire et la première visite au musée. Et après tout ça, après le romantisme et les étreintes d'adolescent, j’eus de nouveau le droit à sa théorie de l'hymen reconstruit. D'après Gertrude, en cessant de coucher pendant quelques semaines pendant plusieurs mois, votre vagin se désintègre et, luttant contre la moisissure, il forme un hymen factice, une sorte de barrière à la poussière.



C'était un matin d'été, 27 mois d'abstinence à son actif. Après plus de deux ans de chasteté, de privation, de censure involontaire, elle avait ressenti, dans le bas du ventre, des contractions et des brûlures. Elle s'était empressée d'appeler son gourou, Monsieur Cherst, un soi disant médecin, plus magicien que scientifique. A chaque rhume d'hiver, il ne lui prescrivait que des plantes et lui disait que tout était dans la tête. "Le mal créé le mal, pensez juste et votre corps fera le reste" lui avait-il dis. Depuis, elle invoquait des dieux fictifs à chaque douleur et leur ordonnait de la libérer du mal. Une cinglée cette Gertrude.

Et c'est ce qu'elle avait fais lorsqu'elle pensa que son hymen se reconstruisait. Monsieur Cherst lui avait dit qu'une méditation lui ferait du bien et qu'elle devait "réfléchir sur elle même". Comme une évidence, elle avait allumé des bougies dans tout son salon, avait mis un fond de musique et avait conjuré le mauvais sort. Totalement nue, Gertrude avait dansé pendant des heures, mamelons au vent et forêt vierge à l'air, marmonnant des paroles prophètes et, de toute son âme spirituel, avait tenté de trouver la source de ce conflit interne. Et sans explication aucune, sans une once de rationalité, elle s'était vue courir dans un long tunnel sombre, affolée, sans but et recouverte de boue. Elle courrait, courrait, et lorsque enfin elle en sortit, elle avait ressenti une chaleur l'enrôler, une luminosité l'embaumer et la pureté la nettoyer. Elle se retourna, et, devant l'entrée du tunnel, un drap de soie vint se déposer, empêchant l'accès à l'obscurité.

Nul besoin de vous expliquer la métaphore : Gertrude s'était persuadée que le tunnel était son vagin et le drap de soie son hymen. Bout de tissu que son nouveau prétendant avait visiblement arraché hier dans la nuit, bout de tissu qu'elle avait enfin osé détruire. Et j'avais le droit aux détails croustillants, à la manière dont elle avait vu le train entrer dans le tunnel, arrachant le drap et laissant entrer la lumière. "La gare reprend du service" m'avait-elle dit, les pattes écartées devant Colin, le petit stagiaire, enregistrant la moindre de ses paroles. Gertrude rayonnait de joie, de bonheur et me faisait envie. Je reprenais mon clavier et mon inspiration, et comme une évidence, je notai les premiers mots de l'article du jours :  " Parfois, chers cul-tivés, il faut savoir abandonner votre hymen de soie."





samedi 10 janvier 2015

Leçon n°12 : rever de choses surréalistes

C'était dingue, la rentrée ne me réussissait vraiment pas ! Mes nuits étaient un cauchemar, au sens propre. Impossible de fermer l’œil sans rêver de chose horrible. Immédiatement, en apprenant la nouvelle, ma mère m'avait incendiée de manger moins gras, mon frère de faire plus de sport et Bridget de trouver un mec. J'avais pourtant tout essayer, mais rien n'y faisait, mes nuits étaient toujours une catastrophe. Surtout cette nuit.

Le scénario catastrophe, un remake du 11 Septembre en version révolution française. A peine endormie, je me retrouvais assise dans les bureaux du journal satirique Charlie Hebdo, autours d'une grande table, avec tout ces illustrateurs que je ne connaissais que de renom. Je voyais tout le monde, parfaitement : tout leurs traits de visages, de la branche de lunettes jusqu'à la pointe de la boucle de cheveux. Charb, au milieu, assis en chef de file. Tout autours une ribambelle de génie : Cabu, Tignous, Honoré, et tous les autres.
C'était dingue. Je ne lis même pas ce journal. Mais la, comme une habitude, je voyais tout ces gens qui m'étaient, quelques minutes avant de m'endormir, presque des inconnus. Et on parlait, on rigolait, on échangeait des idées, parfois sans grand tact, sans aucune diplomatie. Mais c'était nous.
Et tout s’arrêta. En quelques secondes, je vis gisant sur le sol ces corps, retirés de vie, inertes, dépossédés de leur talent. De simples corps. Et moi, je me levai doucement, j'attrapai du regard toutes ces atrocités et je m'assis de nouveau sur ma chaise, fermai les yeux une poignée de minutes et, les ouvrant de nouveau, ne reconnaissait plus rien. Tout avait changé autours de moi.

Un grand vide noir. Moi, au milieu. Puis des lettres tombaient tout autours de moi. D'abord, un C, puis un I, un E, un A, un H, un L, un R. Les lettres ne s’arrêtaient pas de tomber, j'hurlai, j'hurlai si fort que mes poumons me brulaient, que mon cœur s’accélérait à chaque cris. Je courrai, loin, le plus loin possible. Lorsque je m’arrêtai enfin, je me retournai et pu lire, tout au loin, en très gros, "Je suis charlie". Plus rien n'avait de sens, ces lettres se transformèrent en des millions de personnes, en millions de petites mains qui s’entremêlaient entre elles. Je n'avais qu'une envie, revenir vers elles, et à mon tour les attraper pour ne plus jamais les lâcher. Tendant les deux bras, aussi loin que je le pouvais, je saisis l'une d'entre elle, le sourire béat, la serrant contre mon cœur. Et cette main, cette main si forte, se mis à saigner, et me supplia de l'aider. Et je ne pouvais rien faire. J'étais impuissante. Je voyais cette main, si bienveillante mourir entre les miennes. Je la déposai au sol, lui promis de chercher à comprendre, et m'assis à ses côtés. Je me recroquevillai, me barbouillai le visage et regardait autour de moi.  Tout était noir. Aucune lumière. Rien. Le vide. Et lorsque je pensais être perdue, je vis au loin des milliers de mots courir vers moi. Je voyais "liberté", "république", "crayons","expression", "unis". Je me relevai, et, comme un secret que seul un rêve détient, j'avais tout compris. Ces mots se transformèrent, et, devinrent des centaines d'hommes. Ils réveillaient en moi des souvenirs d'enfance, des sortes de chevaliers sans chevaux, de cowboys sans chapeaux, d'avocats sans toge, de super héros sans pouvoir. Ils étaient puissants, ils étaient rassurants, ils étaient l'espoir. Et chacun de leurs pas recouvraient le noir de blanc, illuminant le sol. Ils passaient devant moi, et l'un d'eux s'approcha. Il me tendit la main, je l'attrapai du bout des doigts et, avec sans froid et courage, il me dit "N'aie pas peur, l'histoire est encore longue, mais nous l'écrirons ensemble".

Réveil en sursaut, sueur sur les tempes, et draps complétement trempés. Ce matin était mouvementé. Ou ai-je bien pu trouver de telles idées ? Parfois mon imagination est sans limite ! Un attentat en France ? Contre la liberté d'expression ? Qui voudrait lutter contre une liberté ?! Tout ça n'avait pas de sens.

Heureusement ce n'était qu'un mauvais rêve. J'ai à écrire lundi un article lundi au travail :  "l'utilisation des préservatifs ; pour ou contre?". Je comptais sur mes talents de rédactrice pour monter le niveau du débat et lancer quelques pics bien placés aux chrétiens et leur incroyable réticence aux protections lors des rapports sexuels. Je n'avais pas l'attention de prendre des gants. Vraiment, heureusement qu'en France, on ne tue pas des gens pour ce qu'ils pensent.


vendredi 9 janvier 2015

Mon premier award, moi, star de cinéma : Liebster Award

J'avais peur qu'on ne me voit pas, que je passe inaperçue dans ce monde hellocotonnien, mais non, non, finalement, Le fil d'Ariane m'a nominée ! :) Je suis sure que vous avez envie de lui rendre visite tout de suite, oui oui oui, alors on clique : http://www.hellocoton.fr/mapage/lefilariane !

Mais alors, si je voulais être nominée, j'avoue ne pas trop savoir à quoi. Si toi non plus, tu ne sais pas, sache que Liebster award, est un prix offert aux nouveaux blogs que l’on apprécient et qui comptent moins de 200 abonnés sur Hellocoton ( et oui, c'est moi, mais je compte sur vous pour arranger ca ! ). Le but étant de découvrir d’autres blogs et apprendre à mieux se connaitre entre "auteurs" ( et ca, c'est cool, c'est un peu le but d'un blog en vrai, nan ?) .

Bon, bien sur, il y a quelques règles :
  1. Citer la personne nous ayant nominé et mettre un lien vers son blog.
  2. Dévoiler 11 choses à propos de soi
  3. Répondre aux 11 questions posées par la personne qui nous à nominé
  4. A son tour nominer 11 blogs et leurs poser 11 questions
 Alors, petit Fil d'Ariane, que veux-tu savoir ? :)


1. Pourquoi avoir créé un blog ? Parce que j'ai toujours aimé écrire, et que j'avais vraiment envie d'avoir l'opinion du plus grand nombre ( parce que bon, les parents, c'est pas très objectifs quand même)

2. Quel âge as-tu ? (si ça n’est pas indiscret ou alors : de quelle génération es-tu ? Ex. étudiante, collégienne, dans la vie active etc.) 23 ans

3. Quel est ton rêve ? C'est presque cliché dans ce climat, mais être chroniqueuse dans un petit journal sympa me plairait bien, histoire d'écrire avec humour et sans limite ( oui, j'ai envie de le dire encore #jesuischarlie ) ! Mais, plus simplement, je n'ai pas de rêve, j'ai la chance d'avoir tout ce dont j'ai besoin pour vivre, alors mon rêve pourrait être d'en jouir toute ma vie !

4. Avec ou sans maquillage ? Sans ( enfin, quand c'est l'été, que je suis bronzée, que j'ai dormi 10h, en fin de semaine et avec un filtre instagram ahah)

5. Comment as-tu découvert Hellocoton ? Grâce à La belle bleue qui m'a gentiment répondu à mes mails sur facebook

6. Ton blog favori du moment ? j'aime vraiment beaucoup Le plus bel age de la vie, qui est un super beau site et qui écrit magnifiquement bien.

7. Ton plat préféré ? Quoi ? Un plat ? euh.... Are you kidding me ? Les hivers froids, une bonne tartiflette; les matins cocoon, un bon chocolat viennois chantilly avec un pain chocolat fourré au nutella; les étés chauds, une salade simple tomate mozza; les gouters printemps, un fondant au chocolat avec un petit thé citron; les nuits alcoolisés, une bonne dose de pâtes au beurre gruyère. Vous l'avez compris, les plats changent en fonction des humeurs, n'est ce pas ?

8. Ta citation préférée ? "La peur n'évite pas le danger" :) ....

9. Mer ou Montagne ? Touuuut, ce n'est pas l'endroit qui compte mais les gens avec qui nous sommes pour en profiter !

10. Quelles sont tes bonnes résolutions pour 2015 ? Ma seule résolution est de m'investir à fond dans ce blog que je viens de commencer et qui me passionne.

11. Là j’ai plus d’idées, ça fait beaucoup de questions à poser :  Ah ba bravo !! :p

A nous donc, petites blogueuses !! Alors, alors, qui vais-je nominer ?
  • Une saveur en plus, qui me suit et me soutient
  • Crazynouss qui est aussi devenue une fidéle
  • What's up in my days qui m'offre toujours un petit j'aime à mes articles
  •  Prune dirigeable qui a été l'une des premieres à me suivre
  • Clementine et chocolat - Paris qui, à son tour, commente gentiment mes articles
  • Entre vous et moi, qui a partagé ma page facebook et m'aide
  • Les billets d'Alezia qui elle aussi me soutient
  • Hooker fait sa bitch, qui me laisse toujours un petit commentaire gentil
  • s_clem qui est toute nouvelle dans la communauté
  • Rose et Bum, un joli petit blog
  • Devenirmaman qui doit participer à son tour :)
  • Et parce que je suis une rebelle, j'en met une 12ème, French Scarlet, une nouvelle abonnée qui n'hésite jamais à lire mes articles :)
Je veux donc tout savoir, en 11 questions :

1. Pourquoi as-tu fait un blog ( oui je la vole, mais je la trouve interessante !) ?

2. Le dernier blog auquel tu t'es abonné(e) ?

3. Pourquoi ?

4. Définis toi en 3 mots ( allez, 4 si tu préfères)

5. Quel est ton disney préféré ? ( je suppose que tu es un(e) fan de disney ! Je le sens, ne me mens pas ! )

6. Quel est ton âge ?

7. Qu'est ce que tu recherches sur un blog ?

8. Je te nomme super héros, quel pouvoir magique veux tu ?

9. Ta plus belle citation :

10. Quel est ton rêve (oui je l'ai volé, mais elle est jolie cette question ! ) ?

11. Tu nous racontes une histoire drôle ? ( attention, pourras être utilisée dans une de mes leçons hehe)

Merciiiiii mes petites fleurs de coton !!! On se revoit vite pour une leçon, publiée ce week-end !!

Pleins de love, de bonheur et prenez soin de vous, vraiment, les temps sont durs !





mercredi 7 janvier 2015

Lecon n°11 : Etre Charlie


Je n'avais pas prévu d'écrire, je n'ai même pas l'inspiration. La gorge serrée, les yeux vitreux, je lisais les articles affichant "attentats, Charlie, liberté d'expression, démocratie" en gros titre. Je n'ai plus eu envie de faire d'humour, je n'ai même pas eu envie d'écrire.

Alors j'ai d'abord essayé d'oublier. Mais rien n'y faisait, ces 12 victimes s'imbriquaient dans ma tête sans jamais la quitter. Ces 12 victimes ne sont pas qu'une effroyable atrocité, ils sont une atteinte à la liberté, à notre liberté, celle de l'homme.

C'était évident, j'avais besoin de crier ma peine, d'exprimer mon mal être, d'expulser ma tristesse. Alors, comme un rassemblement du cœur, comme un hurlement à la vie, j'ai retrouvé des milliers d'inconnus, place République, et ensemble, sans même se connaitre, nous avons affronté cette bataille. Car oui, la liberté des crayons est une bataille. Une bataille que nous ne perdrons jamais.

Écrire, c'est prendre le stylo qu'ils ont tenté de broyer, écrire c'est les fusiller en plein cœur, écrire c'est affronter avec force et sagesse. Alors, ce soir, j'écris sans joie, mais j'écris, pour ne jamais abandonner mon expression, aussi infime et futile soit elle. Et demain, après demain et encore après demain, j'écrirais, en ajoutant de l'ironie, de la dérision, de l'humour, du sexe, des blagues salaces,  pas drôles ou même religieuses. Parce que c'est ça, vivre. C'est oser être qui l'on veut, sans peur. Alors soyons-nous, soyez-vous, soyez Charlie. #jesuischarlie





mardi 6 janvier 2015

Lecon n°10 : Reprendre le travail



J'entendais mon réveil s'agiter tout près de mon oreille, comme un cri strident me rappelant que les vacances étaient finies. Je me retournais une dernière fois dans mon lit, m'enterrant un peu plus dans mon cocon douillet et chaud. Rien n'y faisait, retrouver mon bureau, le café, les collègues, les sujets de merde à traiter et l'ambiance gonflante me déprimaient.

La tête enfoncée dans mon oreiller, je tentais d'extirper les points positifs de la situation. D'abord, il y avait Gertrude, la petite grosse aux lunettes immenses toujours prête à rendre service. Puis, il y avait Colin, le stagiaire sympa au petit cul. Et surtout, surtout, il y avait Thomas, le ténébreux aux bouclettes noires, plus communément appelé patron. Ils allaient être ma motivation. Particulièrement lui.

En cette rentrée, comme une élève de 6ème, je sentais, papillonnant dans mon ventre, des petites fourmis de stress. C'était le moment, celui de pousser la grande porte de l'établissement et de faire sa rentrée scolaire professionnelle. A peine avoir passé un talon, que, du fin fond de l'imposant hall, j'entendais Gertrude me crier ses meilleures vœux, surexcitée à l'idée de me revoir. Je la vis, bourrelets rebondissants sur un jean démodé et saucissonnée dans un pull poussin, courir vers moi, pour atterrir dans mes bras trop frêles pour réceptionner un tel colis. Je sentais dans mon cou sa respiration haletante, sa forte haleine en café et son nouveau parfum lavande, probablement offert par sa mère à Noël. 

Gertrude me fatiguait ! Elle pensait sans aucun doute que nous étions sœurs ou meilleures amies, m'obligeant à lui raconter mes histoires de cœur, à l'appeler le weekend ou la prévenir lorsque j'arrivais chez moi après une dure soirée. Une plaie cette Gertrude ! Ou plutôt une cicatrice : la petite sur ma commissure de lèvre, celle que je détestais mais que je n'enlèverais pour rien au monde, car elle me rappelait ce moment merveilleux où mon grand frère me poussait, assise sur la balançoire, un été dans le jardin de mamie Mimi. Il avait poussé trop fort ce con, j'étais tombée et en revenant de sa course, la balançoire avait trouvé bon de faire un détour sur mon visage ; j'avais perdu deux dents et beaucoup de sang. Mais ce que je tenais à vous dire, c'est que si Gertrude est imposante elle n'en est pas moins irremplaçable, et sans cette petite boule d'énergie trentenaire, ma vie de journaliste serait difficile. 

Quand je dis journaliste, je veux surtout dire chroniqueuse érotique ratée. Si toutes mes amies de l'école ont su, avec talent, trouver une alternance dans des maisons prestigieuses, la potelée de Mary, s'est retrouvée chez "qui l'eut cul ! ", journal qui vous informe de la dernière position à la mode, de la meilleure manière de jouir ou de la star du porno montante. Tous les jours, j'écrivais des lignes et des lignes sur les pénis tordus, les clitoris en charpies et les tétons en feu. J'étais implacable en théorie, à mon grand désarrois, moi grande pudique. Mais "qui l'eut cul !" c'était surtout le seul journal me proposant un CDI à la sortie de mes études et comme dit ma mère "On ne crache pas sur un CDI à notre époque". Alors je n'ai pas craché et j'ai accepté. Et me voilà remplaçant le " j'ai rendez-vous avec le premier ministre afin de parler de la conjoncture actuelle" par " Excuse-moi Gertrude, tu peux me passer le god steplait, j'ai un article à écrire".


Mais ne vous y méprenait pas, outre les sujets traités, tous sont de vrais professionnels, travaillant pour un vrai journal, et personne n'est obsédé, pervers ou détraqué. Sauf Gertrude. Et Guy. Guy c'est un vrai porc. Sinon, nous sommes tous normaux.
Excepté la fois où Sam, voulant tester une nouvelle huile-massage a brûlé sa testicule droite ou encore, lorsque Véronique, la p**e du 4ème, a publié, par inadvertance, à toute la rédaction, une photo d'elle, nue,  dans les vignes californiennes, avec deux raisins pour recouvrir ses seins...

Pardonnez moi l'expression douteuse mais ... j'en ai ras le cul de cette boite.